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Les artisans comoriens sont très articulés dans leur travail artistique. Ils sont très ingénieux dans ce domaine car ils utilisent tous les matériaux mis à leur disposition. Ils réalisent de belles choses avec le bois par exemple, pour fabriquer des meubles traditionnels, y compris les portes sculptés, les supports de Coran, (marfan) des volets et de beaux bijoux traditionnels.
Les cocotiers ne font pas que fournir aux comoriens de la nourriture et de la boisson (jus de coco et coprah); les longues feuilles sont très utilisées dans des œuvres d’art; très économique et respectant l’environnement. Il s’agit notamment des paniers qui sont utilisés pour l’acheminement des vivres et autres marchandises en provenances des fermes des villages vers les marchés. Les feuilles sont également tissées pour faire des « mabaga »,« wuhandza » et « Mtsepvé » (sorte de planchette faite à partir des feuilles du cocotier tissées)qui servent à la construction des simples maisons traditionnels dites « NYUMBA YANKATSA » ( cabane en paille). On peut trouver d’autres articles en feuilles de cocotier comme des chapeaux en paille, des sandales, des jouets pour enfants, des chiffons et des tapis de prière. Une gamme de différentes tailles et de formes de ces articles est facilement trouvable dans les magasins et les marchés locaux. Les fibres de la noix de coco une fois démêlées peuvent servir à rembourrer les matelas et les oreillers. Ils sont également tordus en corde pour divers usage quotidien, comme pour attacher les animaux (bovins et caprins) et les échafaudages. La coque de la noix de coco, tout en étant un combustible est aussi utilisée comme récipient servant à mettre de l’eau connu sous le nom de « Mridjo ».
Il est fondamental de noter que certains objets d’art et de l’artisanat ont une certaine similitude avec ceux du Zanzibar nous rappelant l’ère des Sultans des deux pays.
Les femmes quant
à elles, elles se singularisent dans la broderies. Leurs dessins représentent
des scènes de personnes travaillant dans les exploitations ou des femmes
portant des enfants….Ces tissus ornés sont ensuite utilisés
pour faire des robes, des tabliers, rideaux, couvre lits et nappe de table.
Une autre spécialité des femmes es le célèbre
bonnet comorien communément connu sous le nom de « Kofia
» .Entièrement fait à la main sa confection peut durer
plusieurs semaines. Le bonnet est composé de deux pièces de
tissu : le dessus et le côté. Tout d’abord, à l’aide
d’une épine , on perce le tissu en faisant un tout petit trou
lequel est brodé par un fil doré avec une très petite
aiguille. Ceci se répète jusqu’à ce que tout le
tissu soit couvert de cette broderie. Les deux morceaux de tissu sont ensuite
rassemblés et le « Kofia » est enfin fini.
Il paraît assez simple mais complexe dans la pratique et les femmes
prennent beaucoup de temps pour le rendre parfait. Le meilleur « Kofia
» est celui qui a de très très petits trous et
qui sont très peu espacés.
Les femmes sont très fières de leurs œuvres surtout quand
elles voient comment le « Kofia » va bien à leur époux.
Les hommes sont eux aussi fiers de leurs épouses et entre eux ils se
donnent des compliments ou se critiquent. Sur le « Kofia » se
distingue toujours une calligraphie arabe ou un symbole islamique.
A Séléa, nous avons certains des meilleurs artisans de la région de Bambao. Beaucoup d’entre eux ont appris le métier dans des ateliers locaux mis en place par des particuliers.
Des bijoux comme les boucles d’oreilles ou colliers peuvent être customisés à la main par des bijoutiers qualifiés locaux. Ils peuvent être traditionnels ou contemporains.
